Je suis un pistolet mitrailleur, conçu afin de réduire le coût de production, comme l’a été la MG42 par rapport à la MG34. Plus de 1,2 million exemplaire seront produits durant la Seconde

mondiale.
À la fin des années 1930, la production en grand nombre pour la Wehrmacht fut lancée, après que son utilité eut été clairement démontrée lors de la guerre d’Espagne. On prévit dès le début sa production en grande nombre pour en réduire les coûts. L'industriel renonçant au bois, lourd et coûteux, je devint la première arme au monde à être dotée d’une crosse clipsable en acier. Il répondait ainsi bien aux exigences de la Wehrmacht pour la Blitzkrieg à venir.
La fabrication se réalisait principalement par façonnage, ce qui demandait donc à la fois une main-d’œuvre qualifiée et des matériaux de premier choix. Il en résultait donc des surcoûts si l’on voulait aboutir à une réalisation réellement de qualité. La production fut par la suite grandement accélérée et facilitée lors de l’introduction de techniques industrielles comme l’emboutissage des tôles ou le soudage par points. Malgré la standardisation des procédés, les coûts de fabrication de l’arme restèrent néanmoins supérieurs aux prévisions. Les économies en termes de matières premières restaient également minimes. Néanmoins, les cadences de productions purent être grandement augmentées.
Le design était, comparativement aux pistolets mitrailleurs construits jusqu’alors, innovant et peu conventionnel. La plaque d’épaule en acier clipsable rendait l’arme très maniable. La Bakélite, économique et plus facile à mettre en œuvre, fut employée pour la carcasse et la poignée en remplacement du bois. Le lourd appareillage de visée participait à l’équilibre global de l’arme, la rendant très maniable. Comme l’arme ne disposait que d’une position de tir « en rafales » (pas de sélecteur de tir), c’était une condition nécessaire pour que le tireur pût être capable après un temps relativement court d’être également précis lors d’un tir au coup par coup.
Il est doté d’un ergot appelé « nez » sous le canon destiné à prendre appui sur le rebord de la carrosserie des véhicules pour stabiliser le tir (caractéristique déjà observée sur certaines armes très anciennes dites de rempart). Cela permettait d’éviter que le recul de l’arme ne renvoie le tireur à l’intérieur du véhicule.
Le chargeur de 32 cartouches constituait un point faible de l’arme. À l’intérieur, les cartouches y sont stockées sur deux rangs, alors que l’approvisionnement de l’arme se fait sur une seule file, par le haut du chargeur. Lors de la réunion des deux files en une seule, il était fréquent que les cartouches se collent (à cause de poussières) ce qui provoquait l’enrayement de l’arme. L’innovation apportée sur une version ultérieure où le logement du chargeur était nervuré n’apporta pas une grande satisfaction.
Un problème de sécurité existait au début avec l’obturateur entre le chargeur et la chambre. Il n’était pas possible de le verrouiller, et lors d’un choc sur l’arme, une cartouche pouvait entrer dans la chambre sans que cela ne soit souhaité. Le coup pouvait alors partir par accident. Ce déficit a été comblé au moyen d’un dispositif de verrouillage, introduit en série à partir de 1941.
Lors de l’opération Barbarossa, la rencontre avec le PPSh-41 soviétique et son chargeur camembert de 71 coups conduisit à une nouvelle version équipée d’un double accueil pour magasins. Après que le premier chargeur avait été vidé, celui-ci pouvait être retiré de son logement d’une simple poussée. Ainsi, pas moins de 64 coups pouvaient être tirés sans recharger. Néanmoins, sa construction compliquée empêcha sa production en masse.
Il était tout d’abord destiné aux équipages de véhicules blindés, mais sa maniabilité en a vite fait l’arme de toutes les formations armées, même les équipages des U-Boot. Avec cette arme relativement compacte pour l’époque, une petite unité de combat pouvait développer une puissance de feu relativement importante. Il est considéré comme l’arme substancielle de l’infanterie allemande. Ainsi, dans de nombreuses productions hollywoodiennes, cette arme est surreprésentée parmi les soldats allemands en comparaison avec les faits historiques.
Comportement au combat
Sa portée maximale atteint 200 mètres. Sa cadence de tir modérée de 400 à 500 coups par minute le rendait plus contrôlable que certaines autres armes semblables. Il était équipé d’une crosse métallique pliante. L’absence de garde au niveau de la poignée avant (en fait le chargeur) était son principal défaut. Les soldats se brûlaient souvent les mains après un tir nourri.
QUI SUIS JE ?
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